Marianne et le curé
J'ai une amie, Marianne, qui a vécu plusieurs expériences spirituelles. En voici une petite...
Le mari de Marianne avait deux frères, l’un était mongolien et se nommait Guy. Le deuxième X. a tout fait pour le dépouiller (vu son incapacité à gérer ses biens). Il avait réuni une somme très rondelette qui lui avait permis de retaper sa maison en "château". Quand Guy est décédé, lors de son enterrement, le frère X. a eu une crise cardiaque ! Il n'a donc même pas pu profiter de ce bien mal acquis. Puis ce deuxième frère est également passé à trépas.
Marianne est devenue famille d’accueil pour personnes âgées et handicapées. Elle adorait ses pensionnaires et les protégeait comme sa couvée.
Un jour, une pensionnaire est venue lui demander l’autorisation de faire venir le curé, ce qu’elle a bien entendu accepté. Le curé a voulu boire un coup, puis un autre, puis encore un autre. Bien guilleret, il s’est mis à chanter des chansons paillardes et a dit à Marianne : " l’enfer, le paradis, tout ça c’est des conn…., ça n’existe pas, pas plus que le purgatoire ! ". Marianne et le curé ont alors décidé que le premier des deux qui disparaîtrait de cette terre irait tirer les doigts de pied de l’autre pour confirmer que Dieu existait.
Le curé décède.
Quelque temps plus tard, un des pensionnaires de Marianne, qui ne savait rien ni de la famille de Marianne, ni de cette promesse étrange faite avec un curé, vient la voir et lui dit :
« Marianne, faut que je te parle de quelque chose qui me tracasse et m’ennuie depuis plusieurs jours. Toutes les nuits, quelqu’un vient me tirer les doigts de pied, quand j’ouvre les yeux, y a personne ! »
Marianne pensa tout de suite au curé d’autant plus qu’elle avait donné sa propre chambre à ce pensionnaire. Elle demande donc au dit pensionnaire, de demander à l’esprit (si toutefois il revenait encore lui tirer les doigts de pied) son identité.
Ce qui fut fait. Le lendemain, le pensionnaire lui dit que l’esprit lui avait répondu se nommer Guy !!!
Très surprise que ce fut le frère mongolien de son mari et non le curé, Marianne sollicite du pensionnaire, en cas de nouvelle visite nocturne, qu'il demande à Guy le but de sa venue.
Ce qui fut encore fait. Le lendemain, le pensionnaire lui annonce : « Guy m’a dit de te dire ceci : "pourquoi mon frère m’a-t-il volé ??? ".
Inutile de préciser que jamais de son vivant Guy n’avait su ce que son frère lui avait fait et que jamais le pensionnaire n’avait eu connaissance de quoi que ce soit, de qui que ce soit concernant le vécu de Marianne et de ses proches.
Comme quoi... tout se sait... un jour ou l'autre... quelque part.
